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PARIS Airbnb: les amendes pour les loueurs explosent


PARIS Airbnb: les amendes pour les loueurs explosent

Au total, depuis le début de l'année, 31 propriétaires de biens touristiques, qui utilisent notamment la plateforme Airbnb, ont été condamnés par le tribunal d'instance de Paris pour "location illégale". Photo d'illustration AFP

La mairie de Paris fait la chasse aux loueurs de meublés touristiques. Et elle tape là où ça fait mal, au portefeuille: en six mois, depuis le début de l'année, des propriétaires, qui utilisent des plateformes de location type Airbnb, ont écopé au total de 615000€ d'amende, révèlent ce vendredi Le Parisien et France Info.

Sur les six premiers mois de 2016, la mairie n'avait récupéré "que" 45000€. Le chiffre a été multiplié par... 13!

"On ne peut pas accepter d'avoir des centre-villes complètement désertés parce que des logements ont été transformés en machine à cash pour des touristes", explique Ian Brossat, adjoint au logement à la ville de Paris, à France Inter.

Ainsi, 26 propriétaires de 31 sont passés par la case tribunal après avoir été épinglés par la Direction du logement et de l'habitat. Ils louaient leur appartement plus de 120 jours par an et n'avaient pas déclaré leur logement à la mairie.

Que dit la loi ?

Si vous louez votre logement moins de 120 jours par an, il s'agit de votre logement principal et vous n'avez donc aucune démarche obligatoire à remplir.

Sauf si vous habitez Bordeaux, Strasbourg, Nice ou Paris. Ces villes ont pris un décret qui va rendre obligatoire la détention d'une numéro d'enregistrement, qu devra figurer sur l'annonce de location. La mesure prendra effet le 1er octobre à Paris.

Si vous louez votre bien plus de 120 jours par an, il s'agit d'une résidence secondaire et il est obligatoire de le déclarer en mairie comme meublé touristique. 

Cependant, depuis la loi Alur de 2014, plusieurs villes (Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Nice) et communes en zone tendue peuvent tout simplement vous refuser la déclaration en "meublé touristique"

"L'explosion des condamnations et des amendes de ce premier trimestre 2017 ne montre pas qu'il y a plus de locations illégales mais que les contrôles sont plus stricts et que les petits malins se font rattraper par la patrouille", précise Ian Brossat au Parisien.

"On ne fait pas la chasse aux Parisiens qui louent leur appartement pour mettre du beurre dans les épinards, insiste encore l'élu, et qui peuvent, grâce à ces revenus, se maintenir dans la capitale. Ce qu'on cible, ce sont ces multipropriétaires qui, sciemment, choisissent de transformer des logements en machines à cash.

 

DNA 11.08.17

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